La remédiation scolaire est la forme la plus connue de la lutte contre l’échec scolaire. Ce soutien pédagogique est généralement mis en œuvre lorsque l’élève est face à de grosses difficultés, et fait appel à des intervenants distincts du maître de classe. Ceux-ci agissent en prenant à part les élèves en difficulté.

Voilà quelques pistes d’actions envisagées à mettre en œuvre :

• La remédiation, c’est l’affaire de tous dans l’école ! L’échec scolaire est l’échec de tous !

Il est nécessaire que l’ensemble de l’équipe pédagogique s’implique dans le processus de remédiation et soit convaincue du bien-fondé de la démarche. Certains professeurs ont choisi de s’engager dans ce travail de remédiation de manière plus spécifique : leurs efforts ne peuvent aboutir qu’avec l’appui actif de tous leurs collègues. La remédiation ne peut être un moyen commode de refiler à un collègue des élèves en difficulté et de se débarrasser ainsi à bon compte du problème. Il s’agit de collaborer et de se concerter. Le travail en équipe permet également d’échanger entre professeurs d’une même classe ou d’une même branche, les pratiques mises et à mettre en œuvre.

• Une communication et un dialogue entre tous les acteurs (professeurs, direction, élèves, éducateurs, parents) sont indispensables pour que la remédiation puisse déployer tous ses effets.

• Le premier remédiant est avant tout le professeur titulaire du cours, d’où l’importance d’une remédiation immédiate. La remédiation en classe doit être privilégiée. Dans l’éventualité d’une remédiation de deuxième ligne, leRésultat de recherche d’images pour « remédiation scolaire » professeur de matière est le mieux placé pour repérer les difficultés rencontrées afin d’épauler le professeur remédiant dans son action. Le travail en duo de professeurs au sein d’une même classe est également une piste envisagée pour favoriser la différenciation des méthodes ou aider les élèves en difficulté durant le cours.

• Il est important d’aider l’élève à cerner ses difficultés, à décider du point de matière à travailler afin qu’il perçoive la nécessité de s’inscrire à une éventuelle remédiation et qu’il devienne ainsi acteur de cette démarche.

• L’erreur est admise : il faut permettre à l’élève de faire des erreurs. Celles-ci doivent devenir une source d’apprentissage. De cette manière, l’élève peut prendre confiance en lui. Il faut valoriser ses progrès et non pointer ses échecs, il faut montrer que l’on croit en l’élève.

• Il ne faut pas avoir peur de bousculer ses habitudes en multipliant les approches pédagogiques et les modes de diagnostic lorsque l’on s’engage dans un processus de remédiation. Les enseignants, ayant participé à l’intervision, ont cité des méthodes comme la gestion mentale, la PNL, le travail sur les intelligences multiples, la créativité, les aspects ludiques… Des formations existent également pour aider les professeurs à changer de mode de fonctionnement, à apprendre à parfois autrement.

• La remédiation n’est pas synonyme de voie de garage et ne doit pas être une sanction réelle ou vécue comme telle par l’élève.

• Des avis contrastés ont été émis sur le statut obligatoire ou facultatif de la remédiation dans le chef des élèves : le plus souvent, on conçoit que la remédiation doit être organisée sur base volontaire, car le fait d’obliger les élèves n’est pas un moteur participatif. Mais d’aucuns estiment que chez les plus jeunes, l’obligation doit être maintenue ou instaurée. Avec comme alternative pour certains, l’obligation de participer aux activités de remédiation imposée à tous les élèves et pas uniquement aux élèves en difficulté, ce qui permet de ne pas stigmatiser les plus faibles.

• Il est important d’informer et d’interpeller les parents pour favoriser leur soutien, leur adhésion aux dispositifs en place. La remédiation n’est pas synonyme de substitution : les parents doivent prendre part au processus et non se reposer sur les enseignants.

• La remédiation a pour but premier de combler les lacunes des élèves et d’améliorer la maîtrise des compétences. Ainsi elle peut améliorer l’égalité des chances pour tous dans le système scolaire.