Troisième et dernière rencontre pour notre jury Euregio : Lola Lafon et Stephan Enter

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Lettre d’information 13/2016 – 13.03.2016

 

C’est à la Cité Miroir située en plein cœur de Liège que, le lundi 7 mars, Lola Lafon a répondu aux questions à propos de son roman La petite communiste qui ne souriait jamais. Elle a insisté sur le fait que son récit n’a rien d’une biographie. Elle n’a jamais d’ailleurs rencontré Nadia Comaneci, même si celle-ci était au courant de l’écriture en cours. Elle fait œuvre de fiction, elle évoque une icône et une enfant et raconte ce corps qui n’a pas le droit de grandir. A-t-elle écrit un livre politique? Lola Lafon a grandi en Roumanie mais elle entend relativiser : « La surveillance existe bel et bien dans les pays communistes. Les caméras sont bel et bien présentes. Mais, ajoute-t-elle, chez nous, à tout moment, nos gsm et autres cartes de banque nous localisent où que nous soyons. Et, en plus, nous finançons notre propre surveillance. Nous l’achetons alors qu’à l’Est, c’est l’Etat qui dépense pour surveiller les gens! ». Quant au titre, il reflète ce que pensaient les Occidentaux de cette petite athlète qu’ils préféraient voir malheureuse puisqu’elle ne souriait pas alors qu’elle n’était sans doute que concentrée sur son travail.

Une œuvre de fiction donc écrite dans un style « rapide », des chapitres courts à l’entame, qui ralentit au fur et à mesure de son avancée. Les chapitres s’allongent alors comme s’ils se mettaient en parallèle avec un corps, celui de Nadia, qui se transforme, s’alourdit, un corps androgyne qui progressivement devient femme et ne convient plus pour la profession.

Stephan Enter, quant à lui, lie son roman, Prises, à son expérience personnelle: il connait le monde de l’alpinisme, il aime particulièrement cette nature du Nord de l’Europe, les Lofoten, et veut faire profiter ses lecteurs de son expérience personnelle, il a vécu ce genre de retrouvailles et Paul, un des 3 garçons du roman, a beaucoup de lui. D’ailleurs, c’est avec lui qu’il conclut son roman. A la question, pourquoi Lotte, la fille du quatuor et personnage central dans le cœur des garçons, n’apparaît-elle qu’à la toute fin de l’histoire, il répond que ce qui compte dans ce récit, c’est ce que les garçons pensent d’elle et quelle image d’elle leur mémoire a conservée. Au lecteur, ajoute-t-il d’inventer la suite.

 
Source : Mademoiselle Jessica de Rechain
 
©photo : Euregio
 
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Document mis à jour le 13.03.2016